Les délices de Tokyo de Naomi Kawase [Film]

delices-tokyoHello les bouquineurs de passage,

Tentons d’insuffler un peu de vie à ce blog en complète perdition et une fois n’est pas coutume, parlons cinéma (Tchi tcha !).

L’édition 2018 du Festival de Cannes a débuté la semaine passée et à cette occasion, Arte diffuse de nombreux films primés, dont ce bien joli film : Les délices de Tokyo de Naomi Kawase.

 

Petit point résumé :

Sentarô tient une petite échoppe de dorayakis, pâtisserie japonaise faite de 2 pancakes garnis de pâte de haricots rouges. Taciturne, Sentarô exerce son métier non sans une certaine monotonie. Un jour, il fait la connaissance de Tokuê, une femme quelque peu âgée qui répond à son offre d’emploi d’aide en cuisine. Gêné par son âge avancé, Sentarô lui refuse d’abord le poste. Mais mis devant les talents exceptionnels de cette cuisinière hors-pair, il finira par l’engager.
Entre ces 2 passionnés de cuisine va dès lors se tisser un véritable lien d’amitié sous l’œil complice de Wakana, une jeune collégienne esseulée. 

Mon avis ? Ce film est un véritable coup de cœur.
En relatant le quotidien de ces 3 personnages dans le Tokyo d’aujourd’hui, la réalisatrice dépeint tout en nuances la société japonaise actuelle et dénonce les différentes formes d’exclusion dont sont victimes Sentarô, Tokuê et Wakana.

Une histoire de transmission intergénérationnelle mais aussi une réflexion sur le poids du passé qui imposent nos « choix » de vies.

Les 3 personnages sont touchants et attachants, on se prend d’affection pour eux et on a envie de se glisser avec eux, dans la petite boutique baignant dans l’odeur des dorayakis.

Adapté du roman éponyme de Durian Sukegawa, que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire, Les délices de Tokyo est un film plein de grâce, une ôde à la tolérance et une exhortation à rester soi-même et à suivre sa propre voie.

Un vrai petit bijou d’humanité et de sensibilité que je ne saurai trop vous recommander en ces temps de repli sur soi et de peur de l’autre.

N’hésitez pas à le (re)voir ce soir sur Arte ou dès à présent (gratuitement !!) sur leur site, jusqu’au 20 mai !

Catégorie : *****

 

 

 

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Une bonne année 2018…

Bonjour à vous, bouquineurs de passage !

À quelques minutes de la fin janvier, je me décide enfin à sortir de mon trou, pour vous souhaiter les bons vœux. L’année est pourtant bien entamée d’un quasi 12ème de son temps mais mon souhait est fort d’essayer d’animer enfin cet espace en complète perdition.

Une année, 12 mois, 365 jours de complète jachère… des lectures oui, des posts dans la tête aussi mais une impossibilité à les traduire en frappes azerty…

Alors, belle année 2018 à tous, qu’elle soit heureuse, bénéfique, jouissive, festive, riche en culture, riche en lectures… et espérons-le aussi… en écriture…

Belle et douce année 2017

dsc_1004Hello les bouquineuses et bouquineurs de passage !

Je profite de ce début d’année tout neuf pour vous souhaiter une très belle et heureuse année 2017. Comme dirait Mylène, pourvu qu’elle soit douce…  et j’ajouterai que ces prochains mois soient aussi joyeux, lumineux et vous apportent tout plein de belles choses.

Ici pas vraiment de liste de bonnes résolutions, mais l’envie surtout de continuer à lire, encore et encore, toujours un peu plus. Essayer aussi d’écrire sur ce blog plus fréquemment (et aussi un peu mieux) pour continuer de partager ces lectures avec vous…

Au plaisir de vous lire également !

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

reparer les vivants maylis de kerangalHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Finis les atermoiements, il est temps de se remettre en selle… Avant d’aborder mon escapade québécoise, je tenais à vous parler du roman de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants, un nom au triste écho en ces temps troublés.

Un livre multi-primé et recommandé de toutes parts qui vient tout juste d’être adapté au cinéma.

Tradition oblige, petit aperçu de la quatrième de couverture avant d’aller plus loin :
(Attention pour ceux et celles qui ne veulent pas se voir dévoiler l’intrigue, passez cette quatrième de couverture car elle en révèle énormément ! ) :

« Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Cette quatrième de couverture est d’une justesse rare, on pourrait difficilement mieux résumer le roman de Maylis de Kerangal (voilà, fin du billet, merci de l’avoir lu !).
Plus sérieusement, car le propos n’est tout de même pas léger, Réparer les vivants est un livre qui parle de la mort mais aussi, et surtout, de la vie, de ceux qui restent et de ceux qui se battent pour qu’elle subsiste.

L’histoire commence avec un trio de jeunes surfeurs qui se lèvent aux aurores pour aller braver la vague. Sur le chemin du retour, ivres de  fatigue, ils sortent de la route avec leur van. Deux seulement avaient une ceinture de sécurité, le troisième, Simon, finit dans le pare-prise. Mort cérébrale.

Dès le départ, le diagnostic est posé : Simon est en mort cérébrale, son cerveau n’a plus aucune activité alors que ses organes, dont son cœur, peuvent continuer à fonctionner avec un soutien artificiel. Un candidat parfait pour un éventuel don d’organes. Et c’est tout l’enjeu de la première partie du roman, à la fois annoncer la mort cérébrale de Simon à sa famille tout en abordant la possibilité de prélever ses organes en vue d’une transplantation. On suit dès lors ses parents, Marianne et Sean, séparés qui se retrouvent dans cette douleur, âmes perdues, déboussolées, qui voient leur monde s’écrouler avec l’annonce de la mort de leur fils, accablés par le choc, la sidération, la douleur, la colère, le déni, autant de sentiments qu’ils vont devoir appréhender avec la question du don d’organes.Lire la suite »

Sous l’eau…

waterHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Avec la reprise du boulot, je suis complètement dépassée, tellement, que je peine à me maintenir à une chronique par mois, ce qui n’est pourtant pas la mer à boire (amis du jeu de mots, non ne fuyez pas !)

J’ai réussi à retrouver un vrai rythme de lecture, là où durant mon congé parental, je terminais péniblement un livre en deux mois, et encore, quand j’arrivais à le terminer.

J’en ai des choses à vous raconter : déjà, ce petit condensé de lecture québécoise avec le prix France Québec mais également deux coups de cœur absolus qui m’ont transportée, des livres qui m’ont laissée perplexe, un polar carrément bof et tant d’autres encore…

Allez on y croit, je vous en parle bientôt (avant Noël) ! Si entre temps, vous avez des conseils lecture, je suis preneuse : j’ai entrepris de m’attaquer à Jim Harrison avec Dalva et j’ai réservé le dernier livre de Leïla Slimani Chanson douce à la médiathèque…

Affaires à suivre donc…

[Divers] Prix littéraire France – Québec 2016

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Hello les bouquineurs de passage !

Je suis bien contente, je participe grâce à ma médiathèque à l’élection du prix littéraire France – Québec 2016.
L’occasion de découvrir une tranchouillette de la littérature québécoise avec des auteurs francophones que je n’ai encore jamais lus. Au programme de ces prochaines semaines :

  • La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau – Lavalette
  • Les maisons de Fanny Britt
  • Le nid de pierres de Tristan Malavoy

3 livres à dévorer en 2 semaines, un défi chaud les marrons chauds pour moi qui lit à la vitesse d’une tortue en fin de vie…

J’espère vous en reparler très vite…

Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

premier jour du reste ma vie virginie grimaldiHello les bouquineurs de passage !

Plus qu’une poignée de jours avant de reprendre le rythme effréné de la rentrée. L’occasion idéale pour faire un point sur mes dernières lectures de vacances.

Sur le conseil de ma sœur L, j’ai, à mon tour (et encore mille ans après tout le monde), découvert les écrits de Virginie Grimaldi loués un peu partout sur la blogosphère.

Alors, alors, bonne idée de lecture pour passer un chouette moment sur sa serviette de plage ?

Petit point comme d’habitude sur la quatrième de couv :

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois déjantées, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par cet étonnant voyage. 

D’emblée, j’étais un peu réticente et pas trop emballée par un roman se passant sur un bateau de croisière (c’est loin de l’idée que je me fais du paradis), mais bon, ma sœur me l’ayant vendu comme un vrai bon « feel good » bouquin, je l’ai acheté sur la route des vacances : et c’est vrai que çà se lit bien et sans déplaisir qui plus est.

En vrai, j’ai plutôt bien aimé ce livre : l’héroïne est hyper attachante (les références à  Bridget Jones ou encore Love actually me rendent toujours un peu chamallow) et surtout (point très important pour moi), Marie n’est pas une grosse nunuche. Un personnage principal qui a de la répartie, bien que réservé, qui s’est un peu laissé engourdir dans une vie monotone, sans passions et qui décide de tout plaquer pour se (re)découvrir, çà reste toujours tentant.

Alors oui, tous les grands piliers de la chick-lit y sont : le changement de vie, les rencontres incroyables desquelles naissent les amitiés éternelles, l’amouuuur (les fameux mecs odieux qui sont finalement adorables). Mais je ne sais pas, la mayonnaise a bien pris.

Il faut dire que la plume de Virginie Grimaldi y est pour beaucoup : légère et assez tonique, elle permet pas mal de répliques vives et drôles. La gouaille du personnage de Camille est, en ce sens, assez délectable.

Et puis un livre qui cite les paroles des chansons de Jean-Jacques Goldman peut-il être vraiment mauvais ? On est bien d’accord.

En tout cas, merci ma sœur pour ce conseil. J’ai passé un très bon moment à lire les aventures de Marie et ses cops et je me laisserai sûrement tenter par le petit dernier Tu comprendras quand tu seras plus grande.

Et vous, avez-vous eu l’occasion de le lire ?

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Les boloss des Belles Lettres et Jean Rochefort

BdBl Jean Rochefort
Si toi aussi tu kiffes Jean Rochefort, jette-toi sur les vidéos BDBL !

Hello les bouquineurs de passage !

C’est enfin les vacances, youpi ! Mais avant de vous parler de mes dernières lectures vautrée posée telle une déesse sur mon transat, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous l’un de mes derniers coups de cœur : Les Boloss des Belles Lettres, découverts encore une fois, mille ans après tout le monde.

Au départ, ce sont deux mecs qui font des résumés complètement barrés des grands classiques littéraires français. Ils en ont d’ailleurs sorti un livre (que je vais m’empresser d’aller acheter) ainsi qu’un Tumblr où vous pourrez vous régaler de leurs délires.

Et depuis quelques mois, ils existent en format vidéo avec la verve (et la trogne que j’adore) de Jean Rochefort. Autant vous dire que çà dépote : le caractère un peu sacré des classiques de la littérature et la présence de Jean Rochefort complètement en décalage avec le vocabulaire « djeuns » qui sort de sa bouche et le ton politiquement incorrect est hyper osé et assez délectable. Çà passait sur France 5 mais avec le rythme des vacances, je ne sais pas si c’est toujours d’actualité…

Toujours est-il que pour « le méga kiff » comme dirait JR, un extrait de leur collaboration ICI sur Madame Bovary, l’un de mes livres préférés, résumé avec un brio sans pareil. Ils ont aussi en réserve Phèdre,  Les liaisons dangereuses, Germinal… selon vos goûts !

Attention, je décline toute responsabilité en cas de pipi dans la culotte !
Enjoy !

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