Belle et douce année 2017

dsc_1004Hello les bouquineuses et bouquineurs de passage !

Je profite de ce début d’année tout neuf pour vous souhaiter une très belle et heureuse année 2017. Comme dirait Mylène, pourvu qu’elle soit douce…  et j’ajouterai que ces prochains mois soient aussi joyeux, lumineux et vous apportent tout plein de belles choses.

Ici pas vraiment de liste de bonnes résolutions, mais l’envie surtout de continuer à lire, encore et encore, toujours un peu plus. Essayer aussi d’écrire sur ce blog plus fréquemment (et aussi un peu mieux) pour continuer de partager ces lectures avec vous…

Au plaisir de vous lire également !

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

reparer les vivants maylis de kerangalHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Finis les atermoiements, il est temps de se remettre en selle… Avant d’aborder mon escapade québécoise, je tenais à vous parler du roman de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants, un nom au triste écho en ces temps troublés.

Un livre multi-primé et recommandé de toutes parts qui vient tout juste d’être adapté au cinéma.

Tradition oblige, petit aperçu de la quatrième de couverture avant d’aller plus loin :
(Attention pour ceux et celles qui ne veulent pas se voir dévoiler l’intrigue, passez cette quatrième de couverture car elle en révèle énormément ! ) :

« Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Cette quatrième de couverture est d’une justesse rare, on pourrait difficilement mieux résumer le roman de Maylis de Kerangal (voilà, fin du billet, merci de l’avoir lu !).
Plus sérieusement, car le propos n’est tout de même pas léger, Réparer les vivants est un livre qui parle de la mort mais aussi, et surtout, de la vie, de ceux qui restent et de ceux qui se battent pour qu’elle subsiste.

L’histoire commence avec un trio de jeunes surfeurs qui se lèvent aux aurores pour aller braver la vague. Sur le chemin du retour, ivres de  fatigue, ils sortent de la route avec leur van. Deux seulement avaient une ceinture de sécurité, le troisième, Simon, finit dans le pare-prise. Mort cérébrale.

Dès le départ, le diagnostic est posé : Simon est en mort cérébrale, son cerveau n’a plus aucune activité alors que ses organes, dont son cœur, peuvent continuer à fonctionner avec un soutien artificiel. Un candidat parfait pour un éventuel don d’organes. Et c’est tout l’enjeu de la première partie du roman, à la fois annoncer la mort cérébrale de Simon à sa famille tout en abordant la possibilité de prélever ses organes en vue d’une transplantation. On suit dès lors ses parents, Marianne et Sean, séparés qui se retrouvent dans cette douleur, âmes perdues, déboussolées, qui voient leur monde s’écrouler avec l’annonce de la mort de leur fils, accablés par le choc, la sidération, la douleur, la colère, le déni, autant de sentiments qu’ils vont devoir appréhender avec la question du don d’organes.Lire la suite »

Sous l’eau…

waterHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Avec la reprise du boulot, je suis complètement dépassée, tellement, que je peine à me maintenir à une chronique par mois, ce qui n’est pourtant pas la mer à boire (amis du jeu de mots, non ne fuyez pas !)

J’ai réussi à retrouver un vrai rythme de lecture, là où durant mon congé parental, je terminais péniblement un livre en deux mois, et encore, quand j’arrivais à le terminer.

J’en ai des choses à vous raconter : déjà, ce petit condensé de lecture québécoise avec le prix France Québec mais également deux coups de cœur absolus qui m’ont transportée, des livres qui m’ont laissée perplexe, un polar carrément bof et tant d’autres encore…

Allez on y croit, je vous en parle bientôt (avant Noël) ! Si entre temps, vous avez des conseils lecture, je suis preneuse : j’ai entrepris de m’attaquer à Jim Harrison avec Dalva et j’ai réservé le dernier livre de Leïla Slimani Chanson douce à la médiathèque…

Affaires à suivre donc…

[Divers] Prix littéraire France – Québec 2016

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Hello les bouquineurs de passage !

Je suis bien contente, je participe grâce à ma médiathèque à l’élection du prix littéraire France – Québec 2016.
L’occasion de découvrir une tranchouillette de la littérature québécoise avec des auteurs francophones que je n’ai encore jamais lus. Au programme de ces prochaines semaines :

  • La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau – Lavalette
  • Les maisons de Fanny Britt
  • Le nid de pierres de Tristan Malavoy

3 livres à dévorer en 2 semaines, un défi chaud les marrons chauds pour moi qui lit à la vitesse d’une tortue en fin de vie…

J’espère vous en reparler très vite…

Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

premier jour du reste ma vie virginie grimaldiHello les bouquineurs de passage !

Plus qu’une poignée de jours avant de reprendre le rythme effréné de la rentrée. L’occasion idéale pour faire un point sur mes dernières lectures de vacances.

Sur le conseil de ma sœur L, j’ai, à mon tour (et encore mille ans après tout le monde), découvert les écrits de Virginie Grimaldi loués un peu partout sur la blogosphère.

Alors, alors, bonne idée de lecture pour passer un chouette moment sur sa serviette de plage ?

Petit point comme d’habitude sur la quatrième de couv :

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois déjantées, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par cet étonnant voyage. 

D’emblée, j’étais un peu réticente et pas trop emballée par un roman se passant sur un bateau de croisière (c’est loin de l’idée que je me fais du paradis), mais bon, ma sœur me l’ayant vendu comme un vrai bon « feel good » bouquin, je l’ai acheté sur la route des vacances : et c’est vrai que çà se lit bien et sans déplaisir qui plus est.

En vrai, j’ai plutôt bien aimé ce livre : l’héroïne est hyper attachante (les références à  Bridget Jones ou encore Love actually me rendent toujours un peu chamallow) et surtout (point très important pour moi), Marie n’est pas une grosse nunuche. Un personnage principal qui a de la répartie, bien que réservé, qui s’est un peu laissé engourdir dans une vie monotone, sans passions et qui décide de tout plaquer pour se (re)découvrir, çà reste toujours tentant.

Alors oui, tous les grands piliers de la chick-lit y sont : le changement de vie, les rencontres incroyables desquelles naissent les amitiés éternelles, l’amouuuur (les fameux mecs odieux qui sont finalement adorables). Mais je ne sais pas, la mayonnaise a bien pris.

Il faut dire que la plume de Virginie Grimaldi y est pour beaucoup : légère et assez tonique, elle permet pas mal de répliques vives et drôles. La gouaille du personnage de Camille est, en ce sens, assez délectable.

Et puis un livre qui cite les paroles des chansons de Jean-Jacques Goldman peut-il être vraiment mauvais ? On est bien d’accord.

En tout cas, merci ma sœur pour ce conseil. J’ai passé un très bon moment à lire les aventures de Marie et ses cops et je me laisserai sûrement tenter par le petit dernier Tu comprendras quand tu seras plus grande.

Et vous, avez-vous eu l’occasion de le lire ?

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Les boloss des Belles Lettres et Jean Rochefort

BdBl Jean Rochefort
Si toi aussi tu kiffes Jean Rochefort, jette-toi sur les vidéos BDBL !

Hello les bouquineurs de passage !

C’est enfin les vacances, youpi ! Mais avant de vous parler de mes dernières lectures vautrée posée telle une déesse sur mon transat, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous l’un de mes derniers coups de cœur : Les Boloss des Belles Lettres, découverts encore une fois, mille ans après tout le monde.

Au départ, ce sont deux mecs qui font des résumés complètement barrés des grands classiques littéraires français. Ils en ont d’ailleurs sorti un livre (que je vais m’empresser d’aller acheter) ainsi qu’un Tumblr où vous pourrez vous régaler de leurs délires.

Et depuis quelques mois, ils existent en format vidéo avec la verve (et la trogne que j’adore) de Jean Rochefort. Autant vous dire que çà dépote : le caractère un peu sacré des classiques de la littérature et la présence de Jean Rochefort complètement en décalage avec le vocabulaire « djeuns » qui sort de sa bouche et le ton politiquement incorrect est hyper osé et assez délectable. Çà passait sur France 5 mais avec le rythme des vacances, je ne sais pas si c’est toujours d’actualité…

Toujours est-il que pour « le méga kiff » comme dirait JR, un extrait de leur collaboration ICI sur Madame Bovary, l’un de mes livres préférés, résumé avec un brio sans pareil. Ils ont aussi en réserve Phèdre,  Les liaisons dangereuses, Germinal… selon vos goûts !

Attention, je décline toute responsabilité en cas de pipi dans la culotte !
Enjoy !

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Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand (Spectacle)

Cyrano de bergerac TorretonHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Ce mois de mai a filé à toute allure, il serait peut être temps d’alimenter un peu ce blog abandonné. Et quoi de mieux pour cette reprise que de partager avec vous mon dernier véritable coup de cœur ! Ce WE, j’ai eu le bonheur d’aller au théâtre pour voir la pièce Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, classique parmi les classiques, avec dans le rôle phare, le comédien Philippe Torreton.

Et je dois dire que j’ai été soufflée par ce spectacle.

Par la pièce en elle-même et la plume d’Edmond Rostand que je connaissais pas, ne l’ayant (j’avoue !) jamais lue. Je savais plus ou moins les grandes lignes de l’intrigue et la fameuse « tirade des nez » mais ce texte, incroyable, riche, beau, enlevé et foisonnant tout en restant très accessible, cette verve de Cyrano, quel plaisir des mots.

Une pièce écrite à la fin du 19ème siècle à l’humour très présent, que ce soit dans le texte, dans la vivacité des mots, de la répartie dans les répliques mais également dans l’interprétation des comédiens.

Parce qu’il faut le dire, si les acteurs sont vraiment bons dans leurs rôles, la performance de Philippe Torreton incarnant Cyrano est assez impressionnante. Mais quel comédien ! Une telle énergie, une telle puissance dans le jeu, dans l’émotion, et réussir à tenir 3h durant une salle en haleine (sans entracte qui plus est), chapeau bas. De nombreuses critiques l’ont d’ailleurs qualifié de « magistral » dans ce rôle, à très juste titre.

Je ne cache pas que j’ai été un peu déstabilisée au début, la pièce s’ouvrant dans un asile psychiatrique, un peu perdue au milieu de tous ces personnages hébétés en survêtement et marcel. Et après quelques minutes de tâtonnement, où l’on se demande où on est tombé, la magie opère.

Une mise en scène à la fois originale et pleine de modernité et de décalages. Un Juke-box qui délivre une bande son assez folle faite de Queen, d’Elton John en passant par des airs plus classiques. Cyrano qui aide Christian a déclamé sa flamme via un Mac avec un vidéo projecteur comme s’il était en pleine conf call avec la belle Roxane sur écran géant.

Et ce final magnifique où Cyrano tire sa révérence sur cette sublime chanson d’Alain Bashung Comme un Légo. Ah la la, rien que d’y penser, çà me met les poils, quel bel hommage…

Vous l’aurez compris, j’en suis ressortie à la fois heureuse et un peu rincée aussi (parce que 3h, sans entracte, sur les petits sièges de Théâtre de la porte St-Martin, hum, comment dire…) mais incroyablement revigorée par la beauté et la puissance de ce que je venais de voir et d’entendre. Tout cela doublé d’une envie folle de lire la pièce à mon tour. Parce qu’avec l’oral, certains éléments m’ont un peu échappé (çà et un léger coup de pompes dans le dernier tiers de la pièce avec le siège d’Arras).

Et vous, avez-vous eu l’occasion de voir / lire cette pièce ?

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Petits plats de résistance de Pascale Pujol

petits plats resistance pujolHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

En ce moment, je suis d’humeur un peu chafouine (comment çà, çà ne vous intéresse pas !?). Disons plutôt qu’une lecture un peu insolite et rigolote était la bienvenue.

Je ne sais plus trop comment j’ai entendu parler de Petits plats de résistance de Pascale Pujol, sorti parmi les quelques 500 livres de la dernière rentrée littéraire. Mais le pitch  me disait bien.

Un envie ravivée par cette toute première phrase du roman qui démarrait sur les chapeaux de roue :

« Si Karine Becker avait mieux maîtrisé la méthode Ogino, rien de tout ce qui suit ne serait arrivé. »

Mais quel pitch au fait?
Cette fameuse Karine Becker n’est autre que la collègue en congé maternité de notre héroïne, Sandrine Cordier. Cette dernière, conseillère à Pôle Emploi est submergée de travail et de cynisme. Dès le départ, le livre est politiquement incorrect : Sandrine Cordier est particulièrement antipathique, autocentrée et opportuniste. Elle traque, non sans un certain déplaisir d’ailleurs, le chômeur qu’elle juge tire-au-flanc pour le radier. Passionnée de cuisine, elle décide d’ouvrir son restaurant non sans profiter au passage des magouilles des différents personnages qu’elle rencontre.

Autant vous le dire d’emblée, j’ai été plutôt déçue par ce roman.

Pourtant, çà partait hyper bien, j’ai adhéré instantanément au côté mordant et à la plume enlevée et légèrement acide de l’auteure. Dès les premières pages, ce livre avait quelque chose de savoureux : une certaine truculence dans le ton, beaucoup d’humour avec des passages très drôles et quelques phrases claquantes. Le premier chapitre est, à ce titre, particulièrement réjouissant.

Puis l’intrigue se développe, le roman se construit et déroule avec lui sa (longue) galerie de personnages. Et là, me voilà bien embêtée.Lire la suite »