Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand (Spectacle)

Cyrano de bergerac TorretonHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Ce mois de mai a filé à toute allure, il serait peut être temps d’alimenter un peu ce blog abandonné. Et quoi de mieux pour cette reprise que de partager avec vous mon dernier véritable coup de cœur ! Ce WE, j’ai eu le bonheur d’aller au théâtre pour voir la pièce Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, classique parmi les classiques, avec dans le rôle phare, le comédien Philippe Torreton.

Et je dois dire que j’ai été soufflée par ce spectacle.

Par la pièce en elle-même et la plume d’Edmond Rostand que je connaissais pas, ne l’ayant (j’avoue !) jamais lue. Je savais plus ou moins les grandes lignes de l’intrigue et la fameuse « tirade des nez » mais ce texte, incroyable, riche, beau, enlevé et foisonnant tout en restant très accessible, cette verve de Cyrano, quel plaisir des mots.

Une pièce écrite à la fin du 19ème siècle à l’humour très présent, que ce soit dans le texte, dans la vivacité des mots, de la répartie dans les répliques mais également dans l’interprétation des comédiens.

Parce qu’il faut le dire, si les acteurs sont vraiment bons dans leurs rôles, la performance de Philippe Torreton incarnant Cyrano est assez impressionnante. Mais quel comédien ! Une telle énergie, une telle puissance dans le jeu, dans l’émotion, et réussir à tenir 3h durant une salle en haleine (sans entracte qui plus est), chapeau bas. De nombreuses critiques l’ont d’ailleurs qualifié de « magistral » dans ce rôle, à très juste titre.

Je ne cache pas que j’ai été un peu déstabilisée au début, la pièce s’ouvrant dans un asile psychiatrique, un peu perdue au milieu de tous ces personnages hébétés en survêtement et marcel. Et après quelques minutes de tâtonnement, où l’on se demande où on est tombé, la magie opère.

Une mise en scène à la fois originale et pleine de modernité et de décalages. Un Juke-box qui délivre une bande son assez folle faite de Queen, d’Elton John en passant par des airs plus classiques. Cyrano qui aide Christian a déclamé sa flamme via un Mac avec un vidéo projecteur comme s’il était en pleine conf call avec la belle Roxane sur écran géant.

Et ce final magnifique où Cyrano tire sa révérence sur cette sublime chanson d’Alain Bashung Comme un Légo. Ah la la, rien que d’y penser, çà me met les poils, quel bel hommage…

Vous l’aurez compris, j’en suis ressortie à la fois heureuse et un peu rincée aussi (parce que 3h, sans entracte, sur les petits sièges de Théâtre de la porte St-Martin, hum, comment dire…) mais incroyablement revigorée par la beauté et la puissance de ce que je venais de voir et d’entendre. Tout cela doublé d’une envie folle de lire la pièce à mon tour. Parce qu’avec l’oral, certains éléments m’ont un peu échappé (çà et un léger coup de pompes dans le dernier tiers de la pièce avec le siège d’Arras).

Et vous, avez-vous eu l’occasion de voir / lire cette pièce ?

Catégorie : *****

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Petits plats de résistance de Pascale Pujol

petits plats resistance pujolHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

En ce moment, je suis d’humeur un peu chafouine (comment çà, çà ne vous intéresse pas !?). Disons plutôt qu’une lecture un peu insolite et rigolote était la bienvenue.

Je ne sais plus trop comment j’ai entendu parler de Petits plats de résistance de Pascale Pujol, sorti parmi les quelques 500 livres de la dernière rentrée littéraire. Mais le pitch  me disait bien.

Un envie ravivée par cette toute première phrase du roman qui démarrait sur les chapeaux de roue :

« Si Karine Becker avait mieux maîtrisé la méthode Ogino, rien de tout ce qui suit ne serait arrivé. »

Mais quel pitch au fait?
Cette fameuse Karine Becker n’est autre que la collègue en congé maternité de notre héroïne, Sandrine Cordier. Cette dernière, conseillère à Pôle Emploi est submergée de travail et de cynisme. Dès le départ, le livre est politiquement incorrect : Sandrine Cordier est particulièrement antipathique, autocentrée et opportuniste. Elle traque, non sans un certain déplaisir d’ailleurs, le chômeur qu’elle juge tire-au-flanc pour le radier. Passionnée de cuisine, elle décide d’ouvrir son restaurant non sans profiter au passage des magouilles des différents personnages qu’elle rencontre.

Autant vous le dire d’emblée, j’ai été plutôt déçue par ce roman.

Pourtant, çà partait hyper bien, j’ai adhéré instantanément au côté mordant et à la plume enlevée et légèrement acide de l’auteure. Dès les premières pages, ce livre avait quelque chose de savoureux : une certaine truculence dans le ton, beaucoup d’humour avec des passages très drôles et quelques phrases claquantes. Le premier chapitre est, à ce titre, particulièrement réjouissant.

Puis l’intrigue se développe, le roman se construit et déroule avec lui sa (longue) galerie de personnages. Et là, me voilà bien embêtée.Lire la suite »

Touriste de Julien Blanc-Gras et Mademoiselle Caroline (BD)

Touriste de Julien Blanc GrasHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Ah, j’ai toujours mon rythme de tortue pour publier des billets. Débutons néanmoins ce mois de Mars en beauté avec une dernière petite BD.

J’avais entendu beaucoup de bien du roman Touriste de Julien Blanc-Gras, mais comme je ne l’ai pas trouvé à la médiathèque, je me suis contentée d’embarquer son adaptation en BD.

Frustrée ?
Pas tant que çà…

Mais de quoi çà parle ?

« Certains veulent faire de leur vie une oeuvre d’art, je compte en faire un long voyage. 
Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur.

Touriste, ça me suffit. »

Un ouvrage venu, selon les propres termes du narrateur, d’une véritable « pathologie géographique ». Tout petit déjà, alors que ses congénères sombrent dans les bras de Morphée avec un ours ou autre peluche,  lui ne s’endort qu’avec un ballon gonflable et translucide, un petit globe terrestre comme doudou en somme. Un enfant accro au monde et surtout, à sa découverte.

Devenu adulte, il décide tout simplement de vivre sa vie en parcourant la planète. Cette BD est le récit d’une partie (je suppose) de ses différents voyages. Sous forme d’épisodes, le narrateur nous raconte ses expériences en Amérique du Sud (la Colombie, le Brésil), en Asie (l’Inde et le Népal, la Chine et l’impossibilité de passer au Tibet) mais également l’Afrique (le Mozambique, la Maroc et la Tunisie). Et puis, cet incroyable et triste épisode à Madagascar.

Sans être manichéen, Lire la suite »

Polina de Bastien Vivès

Polina bastien vivesHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Avant de me replonger sérieusement dans les romans (Delphine de Vigan, me voilà !), je continue sur ma lancée « découvrons l’univers de la BD ».

Et là, quelle bonne idée j’ai eu de poursuivre avec Polina de Bastien Vivès.

Non mais cette couverture n’est-elle pas juste à tomber (et un peu flippante aussi non) ?!

Un petit aperçu sur la 4ème de couv pour vous mettre l’eau à la bouche :

« Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse.
Si vous n’êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans.
La souplesse et la grâce ne s’apprennent pas. C’est un don.
Suivante… » 

Polina est l’histoire d’une jeune danseuse étoile russe. On la suit dès ses 6 ans quand elle auditionne pour intégrer l’école de danse de l’illustre professeur Bojinski, jusqu’à ses ~25-30 ans quand elle est une jeune femme accomplie. On découvre ainsi son parcours guidé par sa passion pour la danse, l’admiration pour son professeur, véritable Pygmalion, puis en grandissant, les choix professionnels qui s’imposent à elle par amour, hasard ou par chance.

De Bastien Vivès, j’avais déjà lu Le goût du chlore dont j’avais aimé le coup de crayon sur le rapport au corps, notamment l’évolution dans l’eau faite d’aisance et de facilité à l’opposé de l’embarras et de la gaucherie dans l’air au sortir de la piscine.

Dans Polina, les illustrations sont différentes : Lire la suite »

Le vie est courte, L’intégrale de Manu Larcenet & Jean-Michel Thiriet

lavieestcourte

Hello les bouquineurs de passage !

Marre de déprimer en regardant les infos ? Envie de vous pendre ou de mettre la tête dans le four ? Ta ta ta ta ta, un peu de poîlade de vous fera donc pas de mal !

Est-ce parce que j’ai la concentration d’un bulot cuit en ce moment, mais je ne lis que des BD. Assez inhabituel d’ailleurs vu que je n’y connais franchement rien. Je suis comme qui dirait, un peu une « analphabète » du dessin. Une poule devant un couteau ? Pas loin.
C’est d’autant plus frustrant que je vis avec un vrai fana de BD, biberonné à Astérix et Tintin et qui a grandi avec Thorgal et autres Lanfeust et Trolls de Troy.

Mais ce n’est pas parce qu’on est une quiche en BD qu’on n’a pas le droit de se bidonner. Et Ô Joie, voici l’intégrale de La vie est courte de Manu Larcenet et Thiriet. Une bien chouette série (oeil humide) que je me rappelle avoir découvert début des années 2000 (call me le dinosaure…), époque où Larcenet officiait encore chez Fluide Glacial (Bon j’y connais rien mais j’ai quelques références !)

Très bonne idée donc de l’avoir rééditée en version intégrale. Plus de 200 pages compilant les 3 tomes : Profitons-en, Jusqu’à présent… et Rien ne va plus

En gros : une page, un dessin, un gag. De l’humour plutôt noir. Et de l’absurde, beaucoup.

Trève de bavardages, certains dessins parlent d’eux-mêmes.

 

Et celui-là dont je ne me lasse pas :

vie courte3

Oui c’est bête hein ! Mais çà me fait toujours marrer !

Est-ce le genre d’humour qui vous fait rire ? Connaissiez-vous Larcenet et Thiriet ?

Note : *****

Un été de Vincent Almendros

Un ete vincent elmendros

Hello les bouquineurs !

Vous avez froid et vous en avez marre de vous prendre des paquets d’eau et de vent dans la figure ?

Pas d’hésitation, embarquez pour ce petit livre Un été de Vincent Almendros, direction l’Italie et la baie de Naples. Dépaysement garanti.

Une jolie découverte de moins de 100 pages, pourquoi se priver ?

Petit coup d’œil sur la quatrième de couv :

Jean, mon frère, venait d’acheter un voilier et m’invitait à passer quelques jours en mer. Je n’étais pas certain que ce soit une bonne idée que nous partions en vacances ensemble.

Quand je dis « nous », je ne pensais pas à Jean.
Je pensais à Jeanne.
À Jeanne et moi.

Un huit-clos sur un bateau en pleine mer. 2 couples amoureux sous le soleil méditerranéen dont 2 frères. Et Jeanne.

Difficile d’en dire plus sans en révéler trop. Qui est Jeanne ? Quelle relation l’unit avec le narrateur et avec son frère Jean ?

Une intrigue dont la révélation ne se fera que dans la toute dernière page, pour ne pas dire les toutes dernières lignes. Et j’avoue que je n’avais pas vu venir la chute malgré quelques indices semés çà et là dans le récit.

À dévorer d’une traite !

Note : *****

Les années douces T2 de Taniguchi et Kawakami

les annees douces T2Hello les bouquineurs !

Je ne suis pas vraiment en avance, mais il me reste encore un peu de temps de vous souhaiter une belle année. Qu’elle soit douce, pleine de joies, de bonheurs et de chouettes lectures.

Je ne pouvais pas commencer cette nouvelle année sans évoquer la suite du joli manga dont je vous parlais la dernière fois, Les années douces. Alors ce deuxième tome est-il à la hauteur du premier ?

Aperçu de la 4ème de cette couv :

« Tous les deux nous avions pris le train. Tous les deux nous étions montés dans le bateau. Tous les deux nous étions arrivés dans cette petite auberge… Mais le maître a insisté pour que nous prenions des chambres séparées. »

J’attendais avec impatience que la relation entre Tsukiko et le maître avance et me voilà comblée. Dès le début de ce tome, la jeune femme se découvre petit à petit des sentiments envers le maître. Déception, jalousie et frustration, Tsukiko, d’habitude si impassible, bouillonne. Ses sentiments sont d’autant plus exacerbés que, de son côté, le maître demeure toujours aussi calme et imperturbable. Lire la suite »

Butin de Noël 2015

noel2015

Hello les bouquineurs !

Des mois que je ne suis pas venue alimenter le blog. Il faut dire que les dernières semaines ont été assez moroses. Les fêtes de fin d’année et Noël aidant, un peu de baume est revenu au cœur.

Avant de sauter à pieds joints dans l’année 2016 (et au passage de bien se remplir la panse…), petit point sur les bouquins glissés au pied du sapin par Petit Papa Noël. De chouettes réjouissances en perspectives.

D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan : Prix Renaudot avec une excellente critique et apparemment une histoire prenante. Quant à savoir si elle est véridique ou non, telle sera la question.

L’usage du monde de Nicolas Bouvier : À priori, un très beau récit de voyages, il me tarde de le commencer.

Le charme discret de l’intestin de Giula Enders : Celui-ci, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, mais le bouche à oreille est tellement bon, on verra bien !

Avant de lire tout çà, il faut déjà que je vous parle de mes dernières lectures, plutôt bonnes pour la plupart.

En attendant, que vous fêtiez le réveillon en grande pompe ou à la cool version bon film et plaid en pilou, je vous souhaite de passer de bons moments à vous faire plaisir !

À très vite !