Le diable au corps de Raymond Radiguet

Voici l’une de mes dernières lectures, plus classique, avec un roman que j’avais lu à l’école quand j’étais plus jeune, mais dont je ne me rappelai que vaguement.

diable au corps

Quelle histoire justement ?

Un dimanche d’avril 1917, François, seize ans, fait la connaissance de Marthe, dix-huit ans, qui est déjà fiancée à Jacques, soldat combattant sur le front. Une idylle s’ébauche entre les deux jeunes gens et lorsque Marthe, qui s’est mariée au cours d’une permission de Jacques, s’installe, seule, dans l’appartement conjugal, ils deviennent amants et commettent mille imprudences. Marthe s’aperçoit alors qu’elle est enceinte. C’est en enfant que va se conduire François dans une aventure d’homme.

Récit d’un amour adultère et tragique, ardent et sincère, Le Diable au corps est un chef d’œuvre qui fut porté à l’écran par Claude Autant-Lara, avec Micheline Presle et Gérard Philipe.

Et bien, même si j’en avais gardé un bon souvenir, j’ai eu un mal fou à me replonger dans l’histoire.

Bon, il faut dire aussi que la 4ème de couverture en dit beaucoup, voir même beaucoup trop, près de 90% de l’histoire y étant révélée, pour l’effet de surprise dans l’intrigue, on repassera…

Ce qui saute le plus aux yeux, c’est le caractère immature du personnage principal : Alors certes, c’est un gamin qui refuse voire n’arrive pas à grandir pour assumer ses actes et ses responsabilités de jeune homme, mais c’est aussi une formidable tête à claques doublée d’un pur égoïste. L’issue du livre est assez dramatique (un des 3 personnages principaux décèdera, mais lequel ? Lisez le livre, ha ha ha !!), ce qui mettra un point d’honneur à parachever le vil comportement de notre infantile héros.

Pour la petite anecdote, l’auteur s’est inspiré de son propre vécu puisqu’il a été l’amant d’Alice, une jeune femme mariée à un soldat parti au front lors de la première guerre mondiale.

Bon, j’avoue que j’avais envie d’un peu plus de romantisme et que je reste un peu sur ma faim suite à cette relecture…

Note : *****

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Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

Il faut que j’évoque l’une de mes dernières lectures, le « livre de la honte », acheté en catimini à Auch*n entre mon kilo de pommes et mon nouveau déo. Il me faisait de l’œil depuis quelques temps avec tout le battage médiatique autour de son adaptation cinématographique, mais le côté littérature jeunesse pour midinette me freinait pas mal.

Et puis, j’ai cédé… Pour Les âmes vagabondes donc… et franchement, si j’avais pu m’abstenir…

Ames vagabondes stephenie meyer

Le pitch ?

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-elle la sauver ?

Oui bon, lu comme çà, çà sent un peu la guimauve et préjuge d’une mauvaise littérature jeunesse.

Bon bah, je confirme qu’il y a beaucoup de çà et que le trip Stephenie Meyer, ce n’est pas trop ma came, non pas que ce soit écrit (ou traduit) avec les pieds… encore que….  mais c’est drôlement limité : une bonne idée de SF mais qui ne va pas au bout des choses, des bons sentiments, un triangle (quatuor ?) amoureux, des vampir… ah non, c’est pas dans celui-là…

Je reste assez mitigée sur cette lecture, l’idée de départ était tellement alléchante, les humains « possédés » par une espèce extra terrestre, une invasion, une guerre, un bastion d’humains rebelles et au final, schplouffff, un soufflé qui s’écroule complètement.

Pourtant, le conflit entre l’hôte résistant et son parasite aurait pu être super intéressant. Mais l’intrigue se concentre surtout sur l’éternel dilemme amoureux : quel prétendant choisir ? Jared qui incarne la passion ou Ian la douceur et l’ouverture d’esprit ? Enfin, parler de « passion » est un peu fort. Car oui, les regards sont enflammés, les baisers et les étreintes ardents et bien… c’est tout. On ne peut pas vraiment dire que Les âmes vagabondes soit un roman hot saucisse, celà reste très chaste. Là où dans des films de SF, les bastions de rebelles humains luttant pour leur survie s’en donnent à cœur joie niveau sexe (exemple : Matrix), ici, no way, point de parties de jambes en l’air.

Alors oui, même si je l’ai lu jusqu’au bout pour savoir comment çà allait finir (alors que la fin était quand même hautement prévisible…), j’ai juste eu envie de balancer ce livre au feu, car Dieu que c’est looooooooong et (pardon) chi***********nt au possible !!

Donc voilà, il existe de très bons titres de littérature jeunesse (par exemple Hunger Games pour ne citer que lui) mais celui-ci n’en fait pas vraiment partie.

Note : *****