Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

premier jour du reste ma vie virginie grimaldiHello les bouquineurs de passage !

Plus qu’une poignée de jours avant de reprendre le rythme effréné de la rentrée. L’occasion idéale pour faire un point sur mes dernières lectures de vacances.

Sur le conseil de ma sœur L, j’ai, à mon tour (et encore mille ans après tout le monde), découvert les écrits de Virginie Grimaldi loués un peu partout sur la blogosphère.

Alors, alors, bonne idée de lecture pour passer un chouette moment sur sa serviette de plage ?

Petit point comme d’habitude sur la quatrième de couv :

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois déjantées, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par cet étonnant voyage. 

D’emblée, j’étais un peu réticente et pas trop emballée par un roman se passant sur un bateau de croisière (c’est loin de l’idée que je me fais du paradis), mais bon, ma sœur me l’ayant vendu comme un vrai bon « feel good » bouquin, je l’ai acheté sur la route des vacances : et c’est vrai que çà se lit bien et sans déplaisir qui plus est.

En vrai, j’ai plutôt bien aimé ce livre : l’héroïne est hyper attachante (les références à  Bridget Jones ou encore Love actually me rendent toujours un peu chamallow) et surtout (point très important pour moi), Marie n’est pas une grosse nunuche. Un personnage principal qui a de la répartie, bien que réservé, qui s’est un peu laissé engourdir dans une vie monotone, sans passions et qui décide de tout plaquer pour se (re)découvrir, çà reste toujours tentant.

Alors oui, tous les grands piliers de la chick-lit y sont : le changement de vie, les rencontres incroyables desquelles naissent les amitiés éternelles, l’amouuuur (les fameux mecs odieux qui sont finalement adorables). Mais je ne sais pas, la mayonnaise a bien pris.

Il faut dire que la plume de Virginie Grimaldi y est pour beaucoup : légère et assez tonique, elle permet pas mal de répliques vives et drôles. La gouaille du personnage de Camille est, en ce sens, assez délectable.

Et puis un livre qui cite les paroles des chansons de Jean-Jacques Goldman peut-il être vraiment mauvais ? On est bien d’accord.

En tout cas, merci ma sœur pour ce conseil. J’ai passé un très bon moment à lire les aventures de Marie et ses cops et je me laisserai sûrement tenter par le petit dernier Tu comprendras quand tu seras plus grande.

Et vous, avez-vous eu l’occasion de le lire ?

Catégorie : *****

 

Les boloss des Belles Lettres et Jean Rochefort

BdBl Jean Rochefort
Si toi aussi tu kiffes Jean Rochefort, jette-toi sur les vidéos BDBL !

Hello les bouquineurs de passage !

C’est enfin les vacances, youpi ! Mais avant de vous parler de mes dernières lectures vautrée posée telle une déesse sur mon transat, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous l’un de mes derniers coups de cœur : Les Boloss des Belles Lettres, découverts encore une fois, mille ans après tout le monde.

Au départ, ce sont deux mecs qui font des résumés complètement barrés des grands classiques littéraires français. Ils en ont d’ailleurs sorti un livre (que je vais m’empresser d’aller acheter) ainsi qu’un Tumblr où vous pourrez vous régaler de leurs délires.

Et depuis quelques mois, ils existent en format vidéo avec la verve (et la trogne que j’adore) de Jean Rochefort. Autant vous dire que çà dépote : le caractère un peu sacré des classiques de la littérature et la présence de Jean Rochefort complètement en décalage avec le vocabulaire « djeuns » qui sort de sa bouche et le ton politiquement incorrect est hyper osé et assez délectable. Çà passait sur France 5 mais avec le rythme des vacances, je ne sais pas si c’est toujours d’actualité…

Toujours est-il que pour « le méga kiff » comme dirait JR, un extrait de leur collaboration ICI sur Madame Bovary, l’un de mes livres préférés, résumé avec un brio sans pareil. Ils ont aussi en réserve Phèdre,  Les liaisons dangereuses, Germinal… selon vos goûts !

Attention, je décline toute responsabilité en cas de pipi dans la culotte !
Enjoy !

Catégorie : *****

Petits plats de résistance de Pascale Pujol

petits plats resistance pujolHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

En ce moment, je suis d’humeur un peu chafouine (comment çà, çà ne vous intéresse pas !?). Disons plutôt qu’une lecture un peu insolite et rigolote était la bienvenue.

Je ne sais plus trop comment j’ai entendu parler de Petits plats de résistance de Pascale Pujol, sorti parmi les quelques 500 livres de la dernière rentrée littéraire. Mais le pitch  me disait bien.

Un envie ravivée par cette toute première phrase du roman qui démarrait sur les chapeaux de roue :

« Si Karine Becker avait mieux maîtrisé la méthode Ogino, rien de tout ce qui suit ne serait arrivé. »

Mais quel pitch au fait?
Cette fameuse Karine Becker n’est autre que la collègue en congé maternité de notre héroïne, Sandrine Cordier. Cette dernière, conseillère à Pôle Emploi est submergée de travail et de cynisme. Dès le départ, le livre est politiquement incorrect : Sandrine Cordier est particulièrement antipathique, autocentrée et opportuniste. Elle traque, non sans un certain déplaisir d’ailleurs, le chômeur qu’elle juge tire-au-flanc pour le radier. Passionnée de cuisine, elle décide d’ouvrir son restaurant non sans profiter au passage des magouilles des différents personnages qu’elle rencontre.

Autant vous le dire d’emblée, j’ai été plutôt déçue par ce roman.

Pourtant, çà partait hyper bien, j’ai adhéré instantanément au côté mordant et à la plume enlevée et légèrement acide de l’auteure. Dès les premières pages, ce livre avait quelque chose de savoureux : une certaine truculence dans le ton, beaucoup d’humour avec des passages très drôles et quelques phrases claquantes. Le premier chapitre est, à ce titre, particulièrement réjouissant.

Puis l’intrigue se développe, le roman se construit et déroule avec lui sa (longue) galerie de personnages. Et là, me voilà bien embêtée.Lire la suite »

Le vie est courte, L’intégrale de Manu Larcenet & Jean-Michel Thiriet

lavieestcourte

Hello les bouquineurs de passage !

Marre de déprimer en regardant les infos ? Envie de vous pendre ou de mettre la tête dans le four ? Ta ta ta ta ta, un peu de poîlade de vous fera donc pas de mal !

Est-ce parce que j’ai la concentration d’un bulot cuit en ce moment, mais je ne lis que des BD. Assez inhabituel d’ailleurs vu que je n’y connais franchement rien. Je suis comme qui dirait, un peu une « analphabète » du dessin. Une poule devant un couteau ? Pas loin.
C’est d’autant plus frustrant que je vis avec un vrai fana de BD, biberonné à Astérix et Tintin et qui a grandi avec Thorgal et autres Lanfeust et Trolls de Troy.

Mais ce n’est pas parce qu’on est une quiche en BD qu’on n’a pas le droit de se bidonner. Et Ô Joie, voici l’intégrale de La vie est courte de Manu Larcenet et Thiriet. Une bien chouette série (oeil humide) que je me rappelle avoir découvert début des années 2000 (call me le dinosaure…), époque où Larcenet officiait encore chez Fluide Glacial (Bon j’y connais rien mais j’ai quelques références !)

Très bonne idée donc de l’avoir rééditée en version intégrale. Plus de 200 pages compilant les 3 tomes : Profitons-en, Jusqu’à présent… et Rien ne va plus

En gros : une page, un dessin, un gag. De l’humour plutôt noir. Et de l’absurde, beaucoup.

Trève de bavardages, certains dessins parlent d’eux-mêmes.

 

Et celui-là dont je ne me lasse pas :

vie courte3

Oui c’est bête hein ! Mais çà me fait toujours marrer !

Est-ce le genre d’humour qui vous fait rire ? Connaissiez-vous Larcenet et Thiriet ?

Note : *****

Avant j’avais une vie, maintenant j’ai des enfants de Candice Kornberg Anzel

avant vie maintenant enfants

Pour rester dans le thème « Nos enfants, ces relous du quotidien qu’on aime quand même », voici un petit livre plein d’humour, acheté sur un coup de tête (après une intense journée passée à brailler comme une sorcière sur ma marmaille championne en filouteries).

Le pitch ?

Femmes enceintes, futurs papas, jeunes parents débordés, parents d’ado ou rands-parents gagas ? Ce livre est fait pour vous – enfin si vous avez de l’humour et de l’autodérision… car dans cette fresque familiale, tout le monde a le droit à son coup de pinceau !

Des interviews loufoques aux questions (presque) existentielles de parents, en passant par des lettres ouvertes de trentenaires ou encore le classement des arnaques de mômes, voici une balade de chroniques décalées en billets décapants. Un panorama de la vie de famille surprenant, réjouissant et toujours attendrissant…
Vous vous y reconnaîtrez forcément !

De l’interview de Oui-Oui ou de Doudou Lapinou aux phrases cultes que l’on répète 100 fois par jour ou au traducteur d’expressions maternelles, le livre se veut volontairement déculpabilisant, et çà, pour la vraie mère indigne que je suis, c’était carrément ce dont j’avais besoin…

L’auteure, qui fait preuve de beaucoup d’autodérision il est vrai, a également sollicité la plume d’autres blogueurs « parents » ainsi que les commentaires de ses propres lectrices et lecteurs.

Si tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment et se sentir moins seul en tant que parent débordé (et un peu désabusé dans mon cas), je ne pense pas que je conseillerai le livre à une copine. Pourquoi ? Parce qu’il y a un petit quelque chose qui manquait pour me laisser embarquer totalement. C’est très drôle par moments, mais c’est aussi parfois beaucoup moins bien croqué avec des chroniques ou des billets d’humeur un peu caricaturaux sur l’art de la parentalité et la vie avant/après enfants. Alors peut être est-ce parce que le livre se lit plutôt comme un blog, avec des jours où l’on est plus inspiré que d’autres… je ne sais pas.

D’autant que je suis plutôt bonne cliente de ce genre de livres… J’avais adoré L’Antiguide de la mode de Charlotte Moreau, dont la plume était un peu plus enlevée et mordante… Peut-être était ce petit plus qui manquait ici ?

Je suis d’autant plus mitigée qu’il y a des chroniques vraiment funs et bien senties telles que La véritable histoire de Babar qui raconte comment le célèbre éléphant a escroqué la vieille dame (qui apparemment souffrait d’Alzheimer ce qui éclaircirait beaucoup de choses selon moi) ou la comparaison entre la crise de la trentaine et celle du terrible two qui montre que les parents ne supportent pas beaucoup mieux la frustration que leurs bambins.

Un avis plutôt en demi-teinte donc…

Note : *****

13 à table ! Collectif au profit des Restos du coeur

 13 a table restos

Pioufff… Des semaines, que dis-je ! Des mois que ce pauvre blog est laissé à l’abandon et croupit sous une abondante couche de poussière. « Liberté d’expression j’écris ton nom » que je scandais dans mon dernier post, encore faudrait-il prendre le temps de se saisir de son clavier…

Et pour vous parler de quoi en plus ? D’un petit livre qui n’est pas vraiment le dernier Goncourt, mais qui n’est tout de même pas complètement dénué de qualités.

13 à table ! donc, un petit recueil de nouvelles écrites par des auteurs très connus (et gros vendeurs) au profit des Restos du cœur. Lire la suite »